Archive pour mars, 2010
Ciné – conférence
Vendredi le 12 mars 2010 par ovsL’âgisme :
situation des personnes âgées au Québec.
Présentée mardi
le 16 mars à 14h00
à la salle DS-M 220
du Pavillon J-A DeSève de l’UQAM.
[12/3/2010] À noter
Vendredi le 12 mars 2010 par ovsLa prochaine conférence de l’OVS
se tienra le jeudi 18 mars 2010 à 16h00.
On note la collaboration spéciale de
Mme Maude Landreville de la
Table de concertation des aînés
de l’île de Montréal.
[19/4/2010] Commentaires
Vendredi le 12 mars 2010 par adavignonLe présent numéro du Géro-Phare du mois d’avril est à lire attentivement puisqu’il contient 2 articles fondamentaux pour le mieux-être des personnes âgées au Québec.
Celui de monsieur Médouar est fort original. Il suggère ni plus ni moins que la société vaccine préventivement les enfants afin qu’ils ne soient jamais atteints du mal de l’âgisme.
Quant au texte de monsieur Laporte, il arrive à point dans le contexte des récentes déclarations fédérales qui montrent qu’à cause des changements démographiques, notre société devra bientôt faire face à problèmes quasi insolubles. Il est donc urgent qu’à tous les niveaux s’établisse une politique du vieillissement.
Ces suggestions sont excellentes et l’OVS travaillera de toutes ses forces à ce qu’elles deviennent réalité.
André Davignon
directeur
Le bien-vieillir : un idéal, une politique ?
Vendredi le 12 mars 2010 par pelaporte« On a tort de croire que la vieillesse est une pente de décroissement: c’est tout le contraire. On monte et avec des enjambées fulgurantes. »Georges Sand
Empruntée au journal intime de la grande dame du romantisme français de la dernière moitié du 19e siècle, la citation illustre à merveille que l’idéal du bien-vieillir n’a pas d’âge. Plus près de nous, l’idéal du bien-vieillir s’est imposé à l’imaginaire des sociétés modernes grâce à une découverte inattendue et étonnante : l’allongement de la durée de vie peut s’effectuer sans nécessairement ni majoritairement entraîner l’apparition d’handicaps physiques et mentaux sévères. Ce fait est au coeur de ce qui est maintenant convenu d’appeler la révolution de la longévité.
Plus récemment, l’idéal du bien-vieillir s’est enrichi d’un nouvelle prise de conscience à savoir que le vieillissement actif favorise au plus haut point le développement personnel des personnes vieillissantes. Beaucoup de recherches socio-psychologiques ont en effet montré qu’une pleine participation aux activités de sa communauté d’appartenance est bénéfique tout au long de la durée de vie : plus les personnes âgées sont engagées socialement, plus facilement peuvent-elles éviter les petits et les grands malheurs de l’âge et assez souvent au-delà du cap des quatre-vingts ans. L’idéal du bien-vieillir confiant et actif peut-il devenir une politique de société ?
C’est que les obstacles à ce qu’il en soit ainsi, sont encore nombreux : obstacles idéologiques auxquels renvoie la notion d’âgisme et obstacles institutionnels ayant à voir avec les règles de fonctionnement et les pratiques courantes. Prenons l’exemple de la règle traditionnelle voulant que la retraite soit obligatoire et à âge fixe. Les résistances au changement de cette règle sont officiellement fondées sur une analyse coûts-bénéfices qui, à première vue, peut paraître rationnelle : faciliter la mobilité de la main-d’oeuvre et accélérer l’assimilation des innovations technologiques dans les organisations de travail dans un but de productivité accrue. Sauf que des recherches récentes montrent qu’en réalité la règle entraîne des effets inattendus pour les organisations de travail : pertes du capital humain accumulé mais non transmis entre les générations et pertes de productivité qui en résultent.
Les résistances au changement sont encore tenaces malgré la démonstration qu’elles sont de moins en moins justifiées.
Au coeur du débat serait la croyance selon laquelle l’apprentissage des nouveaux savoirs techniques est plus efficace chez les employé(e)s plus jeunes. Or nous savons maintenant que ce n’est pas le cas : l’apprentissage efficace des nouvelles connaissances peut se poursuivre bien au-delà des limites d’âge traditionnellement convenues. Non seulement les employé(e)s plus âgé(e)s veulent-ils et peuvent-ils apprendre mais, fait imprévu, ils sont aussi capables que leurs collègues plus jeunes d’utiliser les nouveaux savoirs acquis dans leurs pratiques quotidiennes de travail.
Deux changements sociologiques nous portent à penser que l’idéal du bien-vieillir se traduira en politique du bien-vieillir avec tous les changements institutionnels nécessaires : le phénomène du vieillissement démographique qui créera sur un horizon prévisible d’importantes pénuries de main-d’oeuvre et la crise des caisses de retraite qui ira en s’accroissant avec l’avancement en âge de l’immense génération que constituent les enfants nés du baby-boom des années d’après la seconde guerre mondiale.
Georges Sand avait vu juste : vieillir est tout le contraire d’une pente de décroissement. C’est maintenant plus qu’une intuition romantique mais un fait objectif. Encore une fois, la sagesse des anciens rejoint la pensée des modernes.
Pierre-Étienne Laporte
Vigie Politique













