Archive pour décembre, 2010

Meilleurs voeux 2010

Mardi le 21 décembre 2010 par ovs

Nos voeux de l’année dernière ont été tellement bien reçus que nous nous permettons de les répéter cette année.

Peu importe nos croyances religieuses ou notre culture, en cette période de l’année célébrons la joie, l’espoir et l’amour pour échanger nos voeux, nous réunir en famille et entre amis. Ayons une pensée pour ceux qui sont seuls. Une visite, un sourire, un mot, une complicité, une main tendue seront comme autant de liens d’amitié, de charité et d’amour.

Tous les membres de l’Observatoire Vieillissement et Société vous souhaitent en ces moments de joie et de festivités,
un très joyeux Noël et une bonne année 2011.

Hommage de l’OVS à un « Grand Aîné »

Mardi le 21 décembre 2010 par ovs

Hommage de l’OVS à un « Grand Aîné »

Marcel Routhier

OVS

Vieillir en beauté,
c’est vieillir avec son coeur,
Sans remords, sans regrets,
sans regarder l’heure.

Aller de l’avant,
arrêter d’avoir peur,
Car à chaque âge
se rattache un bonheur.

Marcel Routhier

Cette phrase dont l’auteur a toujours voulu rester anonyme a inspiré non seulement la fondation de l’OVS, mais a aussi été un soutien moral extraordinaire pour les milliers de personnes âgées qui l’ont lu. Toujours actif à l’âge de 89 ans, sa seule présence est un encouragement quotidien pour son entourage. Il nous est enfin permis de l’identifier, il s’agit de Marcel Routhier, président du club des Ultramontais et dont la longue carrière de bénévolat est unique.

Il méritait plus que tout autre la reconnaissance officielle de sa contribution sociale qui lui a été accordée lors du 10e anniversaire de la Table de concertation des aînés de l’Île de Montréal.

L’Observatoire vieillissement et société se joint pour le féliciter à tous ceux qui ont contribué à lui accorder cet honneur. À cette occasion, nous avons décidé pour la première fois de notre histoire de lui accorder le titre de « Grand Aîné ». Cette reconnaissance dont il est le premier récipiendaire servira périodiquement à souligner la contribution sociale d’un senior et sera accompagnée d’un témoignage de reconnaissance.

Maintien à domicile et maintien de la pertinence sociale

Mardi le 21 décembre 2010 par jllevesque

Une fois à la maison, les personnes âgées supportées par les services de tous les cercles concentriques de support; famille, amis, services municipaux de proximité, grands mouvements d’envergure nationale, services spécialisés de santé, jouissent sans doute d’un milieu favorable. Il reste cependant quelques questions fondamentales.

  • Comment ces personnes vont-elles maintenir et développer une conscience d’appartenance à leur société et une conscience d’être des agents de maintien, de conservation, de développement de cette société ? La conscience civique ne trouve pas toujours dans la famille les ressources requises au maintien et au développement de la vie citoyenne. Le risque de fermeture sur un univers restreint n‘est pas une imagination.
  • Comment faire apparaître et développer des réseaux de communication spécifique entre ces individus déployant leur vie dans un univers qui risque le repli sur soi. Quelque chose comme un Face Book local, régional… peut-être ?
  • Il faudra développer une culture simple et efficace du laquo; self-learning »â€¦ parce que la situation nouvelle des seniors comporte tant de nouvelles réalités, tant de nouveaux défis qui font appel à des sources fiables d’information et d’interpellation. Ce qui ne sera pas facile compte tenu que la connaissance est presque entièrement abandonnée aux institutions d’enseignement et que celles-ci ne rejoignent pas l’individu en contexte domestique. Enseigner et apprendre forment souvent un couple mal assorti où le pouvoir d’une partie du couple écrase l’autre. L’enseignement requiert la presque majorité des forces… et l’apprentissage des aînés ne participe pas beaucoup au gâteau de la connaissance, distribué par les organismes ad hoc et concentré dans les ministères de l’éducation. À ce sujet, le vieux Allen Tough « How adults learn » peut être d’un certain secours.
  • Une des voies de présence à la société consisterait à développer, tant dans les résidences individuelles ou familiales une culture du : « Collecteur de mémoire ». Ce qui pourrait entraîner l’établissement de petits services de la mémoire collective locale, régionale et de bien d’autres points de vue encore. Les plus jeunes ne dédaignent pas d’apprendre comment se passaient les choses avant eux. « C’était comment dans ton temps… grand papa ? » Les musées s’occupent peu de la mémoire récente. Pourtant, dans notre vie contemporaine, il y a un tel « gap » entre le passé récent et la réalité contemporaine que la fonction de la mémoire récente apparaît indispensable.

    Les seniors portent en eux et elles cette mémoire qui mériterait bien d’être reconnue et valorisée. D’où l’urgence et l’intérêt de développer une institution modeste mais vive du collecteur de mémoire.

  • Il faudra développer une culture « contre-âgiste ». Les personnes âgées à domicile ne seront pas moins exemptes et peut être seront-elles plus objet d’âgisme que celles qui vivent dans les foyers spécialisés. L’environnement aidant à la maison n’est pas exempt des préjugés qui leur ont été propagés dans leur enfance et qui n’ont, en de nombreux cas, jamais été revisités. À ce sujet, l’action ne vient que de commencer. Il faudrait obtenir le cahier des actes du premier colloque sur l’Âgisme (Publication de l’OVS de l’Institut de gériatrie de l’Université de Montréal.)

Oui au maintien des seniors à domicile. Non à l’inconscience. C’est la tâche d’un Observatoire que d’éclairer le moins mal possible le chemin immédiat à parcourir.

Jean-Louis Lévesque
Vigie Apprentissage