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Où en sommes-nous avec le vaccin du zona ?

Vous vous souviendrez que nous avons écrit à quelques reprises depuis presque deux ans à mon-sieur Alain Poirier, directeur de la santé publique, lui recommandant d’inclure le vaccin dans un pro-gramme d’immunisation pour les personnes âgées. Malheureusement, monsieur Poirier n’occupe plus ce poste, mais nous restons un peu perplexes devant cette petite phrase qu’il nous écrivait dans sa dernière lettre :

« Les choix en lien avec l’immunisation sont basés sur des analyses scientifiques et économiques rigoureuses… notamment l’établissement du ratio coût-efficacité de tout ajout au programme. »

Il semble que la souffrance ne soit pas comptabilisée dans les calculs. À notre avis, monsieur Poirier avait peut-être raison au point de vue économique et sûrement tort au point de vue humain.

Une bonne nouvelle est cependant venue nous encourager dans la conduite de ce dossier, la conférence des tables régionales de concertation nous soutient sans réserve dans notre demande.

Nous reprenons donc la route et écrirons bientôt à monsieur Horacio Arruda, successeur de monsieur Alain Poirier.

PARTICIPATION À LA RECHERCHE… PARTICIPATION À LA RECHERCHE… PARTICIPATION À LA RECHERCHE.

Des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université d’Ottawa sont à la recherche de candidatures pour une étude portant sur la déficience auditive.

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Vous avez une perte auditive ou vous êtes conjoint d’une personne qui a une perte auditive ?

Vous souhaiter participer à une recherche qui vous intéresse ?

Votre participation consiste en une seule rencontre d’une durée de 90 à 120 minutes au cours de laquelle sera réalisée une entrevue portant sur l’impact de la déficience auditive dans votre vie. Une indemnité de participation est prévue.

Pour plus d’information communiquer avec: Martine Gendron;
Téléphone: 514-284-2214, poste 3710 ou
Courriel: mgendron@raymond-dewar.gouv.qc.ca

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Vous avez entre 65 et 75 ans ?

Vous portez 2 appareils auditifs ?

Vous souhaiter participer à une recherche qui vous intéresse ?

L’étude porte sur la perception de la parole. Il y aura entre 5 et 8 rencontres individuelles pour un total d’environ 15 heures. Les rencontres auront lieu au Centre de recherche de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal (IUGM) – 4545 chemin Queen-Mary, Montréal. Une indemnité de participation est prévue.

Pour plus d’information et savoir si vous êtes admissible,
appeler le: 514-340-3540, poste 4081 ou écriver au
Courriel: labo_audition@hotmail.com

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L’utilisation et la conservation des informations des personnes interviewés sont faites selon les règles de conservation et de protection de la vie privée énoncées dans
La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (L.R.Q., c.P-39.1).

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Dentition et aînés.

Nous abordons ici un problème de santé publique qui semble prévalent dans les CHSLD… Une solution ayant pour effet d’améliorer le mieux-être des patients, leur état de nutrition et donc leur santé devra surement être trouvée un jour.

Il faut manger pour survivre! Tout le monde est d’accord, vérité de La Palisse dira-t-on. Pré-requis essentiel à une bonne santé, à un vieillissement actif, à une réhabilitation en CHSLD, à la convalescence après une maladie…

Mais, il y a un « mais », pour bien manger et même pour manger tout court, cela demande des dents.

Peu d’aînés peuvent se vanter d’avoir toutes leurs dents. Heureusement, la plupart s’en tirent assez bien avec ce qu’ils ont.

Cependant, la situation s’aggrave avec l’âge et le mode de vie. On estime, par exemple, qu’en France plus de 90% des aînés en résidence ont des problèmes dentaires sérieux pouvant empêcher une alimentation normale. On peut penser que le problème est le même au Québec, bien qu’à notre connaissance, il n’y ait pas eu d’études sur ce sujet faites dans la province depuis plus de 30 ans.

Il ne faut pas s’imaginer qu’en allant reconduire un membre senior de la famille dans un CHSLD il bénéficiera des soins dentaires dont il a besoin. À notre connaissance, il n’y a pas de dépistage professionnel des maladies gingivo-dentaire dans les CHSLD et les soins ne sont pas automatiquement assurés. La plupart des patients auront donc à payer eux-mêmes pour leurs traitements. Il se peut que certains aînés n’osent pas sourire à cause de leurs dents et hésitent à socialiser.

Nous ne sommes évidemment pas les seuls à être préoccupés par ce problème inquiétant. L’association dentaire canadienne (18 000 dentistes) réclamait déjà en 2006 que l’État mette au point une stratégie afin que cesse la détérioration de la santé buccodentaire des résidents des CHSLD.

Devant ce tableau sombre on peut se demander s’il est possible d’avoir de belles dents quel que soit notre âge. Oui, certainement, grâce aux techniques modernes. Le prix sera peut-être beaucoup moins important que vous ne le pensez, pourquoi ne pas essayer ?

Alors que des programmes existent déjà pour les jeunes, l’Observatoire Vieillissement et Société, croit qu’une politique nationale pour les soins dentaires des personnes âgées vivant en CHSLD s’impose.

Des ressources existent pour vous guider,
L’ordre des dentistes du Québec – Ligne sans frais : 1 800 361-4887
La fédération des dentistes spécialistes du Québec – Téléphone : (514) 737-4901

Denise Destrempes

 

Réaction à l’article paru dans Le Devoir du 5 juin 2012 intitulé : « La médecine n’est pas un bar ouvert » *

Ce texte est à lire lentement, paragraphe par paragraphe, puisqu’il aborde les principaux sujets à la base de notre comportement social envers les personnes âgées malades ou en fin de vie.

« Bar ouvert » est l’expression qui décrirait l’utilisation abusive des médicaments et les malades seraient en partie responsables de cette consommation effrénée. Nombreux seraient ceux qui en demandent ou exigent du médecin la prescription de pilules en fin de consultation. Il arrive qu’excédé ou par complaisance, que le médecin cède, mais j’ose croire que le plus souvent, il prend le temps d’expliquer les raisons pour lesquelles elles ne sont pas indiquées.

La prescription de médicaments inutiles n’est pas la règle, même s’il faut, si nécessaire, recourir au placebo. Au bout du compte le médecin est le seul autorisé à prescrire et le seul responsable. Demander au patient de juger de la pertinence des médicaments prescrits est une proposition inqualifiable et au minimum non éthique. Ajouter que le patient doit se comporter en bon citoyen conscient des coûts qu’il inflige au régime et par le fait même aux autres usagers, dépasse les bornes de l’entendement. Déjà le ver est dans la pomme et certains malades ressentent cette pression insidieuse (et parfois quasi ouverte), ce qui aggrave leur malheur sinon leur état.

Autre question soulevée : la fécondation in vitro maintenant offerte par l’assurance maladie. Les indications, les limites et les problèmes particuliers à cette méthode relèvent des experts, gynécologues, médecins et personnel de laboratoire (et autres), et non du législateur.

On en vient ensuite à l’acharnement thérapeutique et le testament biologique. Jusqu’à ce jour, ce dernier n’est qu’une indication, un souhait qui n’a pas l’autorité d’un testament légataire d’autant plus que l’acharnement thérapeutique est difficile à définir, variant selon les médecins traitants, les techniques disponibles et diverses autres contraintes et circonstances. Rendre légales et exécutoires les dispositions du testament biologique serait dangereux et quasi impossible étant donné les nombreux facteurs dont il faudrait tenir compte.

Le rôle du médecin est de guérir les malades, retarder le plus possible l’exitus et de soulager les douleurs et autres inconvénients en tout temps mais en particulier durant la période précédent la fin inévitable.

On touche là une question fondamentale. La vie est notre seul vrai bien, notre ultime bien et personne, sauf le suicidaire ou celui ou celle pour qui elle est devenue intolérable ne veut la perdre. Il est tout à fait curieux de lire les propos de l’éthicienne sur les patients qui veulent être maintenus en vie à tout prix. Il faudrait selon elle, que le malade tienne compte de « l’impact sur le soignant qui a ses propres obligations, ainsi que sur le système de santé ». C’est le bouquet : l’acharnement qui est contre le malade!

p>Finalement on en vient à une pratique généralisée ou qui a tendance à l’être dans les établissements hospitaliers du Québec, soit la cote concernant les niveaux de soins devant être accordés à chaque malade ou à ceux dont l’état est de gravité suffisamment élevée.

Le niveau de soins varie sur une échelle de un à quatre selon l’éthicienne, un étant le maximum de soins et quatre, les soins palliatifs. Les malades selon l’éthicienne interpréteraient cela comme un choix entre une Ferrari et une Lada; propos plutôt légers et inappropriés lorsqu’il s’agit de vie ou de mort. Il n’y a pas si longtemps il fallait prendre tous les moyens pour obtenir le plus rapidement possible un diagnostic et appliquer le traitement approprié, en se servant de son jugement. Il ne s’agissait pas de Ferrari ou de Lada, mais de diagnostic rapide et précis et de traitement à la hauteur des meilleures connaissances du moment.

La bioéthique clinique sort de son rôle. Elle doit s’en tenir à ses principes de base dont le premier est le respect de la personne; les malades et les mourants portant déjà leur fardeau, il ne faut surtout pas l’alourdir car ils ne demandent, en général, qu’à coopérer avec le médecin traitant.

Pierre Harel, MD

* Article du journal Le Devoir La médecine n’est pas un bar ouvert