Mai 2010

À noter

Euthanasie et
personnes âgées

Bientôt réponse à
une question
souvent posée : les
personnes âgées
doivent-elles
craindre
l’euthanasie. Dans
les prochains
numéros du Géro-
Phare, paraîtront
une série d’articles
fondamentaux
abordant les côtés
éthiques et sociaux
reliés à cette
problématique et
tentant de répondre
à cette question.
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Un nouveau regard sur l’expérience sociale du vieillissement.

Des études récentes jettent un nouveau regard sur l’expérience vécue du vieillissement. Examinons en premier lieu, des données qui comparent la génération des ainé(e)s d’aujourd’hui à celle de la génération qui les a précédé.

Le niveau de satisfaction de vie des ainé(e)s d’aujourd’hui est en général plus élevé que celui de la génération précédente des années cinquante et soixante. L’amélioration des conditions de vie matérielle mais également des conditions de santé est un facteur explicatif majeur. Les activités sociales se sont beaucoup diversifiées compte tenu de l’importance du bénévolat et de la participation à un éventail beaucoup plus large d’associations volontaires de toutes sortes. Il fallait s’y attendre compte tenu de l’universalisation du régime de retraite et de l’augmentation considérable du temps libre.

La sollicitation aux loisirs de masse que sont les voyages et le tourisme est aussi beaucoup plus forte compte tenu des facteurs déjà mentionnés. Autre différence, la convergence des valeurs, des attitudes et des pratiques entre le groupe d’âge des ainé(e)s et ceux des plus jeunes est beaucoup plus forte. Un changement qui serait un « effet de contagion » produit par la diffusion des nouvelles technologies de communication et d’information. Mais les différences entre la génération des ainé(e)s d’aujourd’hui et celle qui a précédé ne concernent pas seulement les valeurs, les attitudes et les comportements. Elles concernent le processus social du vieillissement lui-même.

Vieillir était décrit dans les études datant des années clinquante et soixante comme un processus progressif de désengagement des rôles sociaux, en particulier de ceux du travail, et de retrait dans les activités familiales et de compagnonnage local. Aujourd’hui le vieillissement est socialement vécu comme un processus qui ressemble plutôt à un arrêt d’activités à l’occasion de la retraite et à une reprise d’activités nouvelles de remplacement. Même les activités de travail ont tendance à vouloir être maintenues au-delà de l’âge officiel de la retraite si on se fie aux aspirations d’un nombre grandissant d’aîné(e)s. Le Québec ne fait pas exception.

L’âge du départ à la retraite se situe le plus souvent autour de 61 ans pour les hommes et de 59 ans pour les femmes. Or près du tiers des retraité(e)s québécois et québécoises déclarent qu’ils seraient restés au travail plus longtemps s’ils avaient pu travailler à temps partiel. Nous ne disposons pas d’une statistique comparable pour la génération précédente des ainé(e)s. C’est donc dire que les ainé(e)s d’aujourd’hui se croient capable de reprendre leurs rôles professionnels à conditions que des modifications soient apportées au fonctionnement du marché du travail.

Il est beaucoup question à l’heure actuel de « vieillissement actif » en entendant par là un prolongement volontaire de la vie de ravail dont les bénéfices seraient en particulier, de pallier aux pénuries d’emplois qui se pointe à l’horizon des prochaines décennies. Les pénuries euvent paraitre plus imaginaires que réelles si on tient compte de la capacité d’adaptation créative de la génération actuelle des ainé(e)s.

Pierre-Étienne Laporte
Vigie Politique

Journées sur le vieillissement actif

Les 20-21 mai prochain se dérouleront les Journées sur le vieillissement actif au Palais des Congrès de Montréal. Ces deux journées prendront la forme d’un évènement-colloque en mariant journée thématique, remise des Prix Innov-Âge et salon des exposants ouvert au grand public.

Des conférences et ateliers seront offerts par différents organismes, notamment l’OVS, pour discuter des meilleures pratiques et trouver des pistes d’action innovatrices et porteuses dans le but de valoriser la place des personnes d’expérience sur le marché du travail.

Pour plus d’information, vous pouvez visiter le site web d’Innov-Âge (www.innovage.com) ou par téléphone : 514-387-8859.

Lancement à l’OVS : un premier collectif francophone sur l’âgisme

Enfin, un collectif sur l’âgisme ! Ce travail est unique, la plupart des livres sur l’âgisme ont été jusqu’ici l’oeuvre d’un auteur. Ce collectif, intitulé « L’âgisme : Comprendre et changer le regard social sur le vieillissement », publié par les Presses de l‘Université Laval rassemble les réflexions de nombreux chercheurs de réputation nationale et internationale. Rédigé sous la direction de Martine Lagacé, professeur à l'Université d'Ottawa et chercheure à l’IUGM, il s’agit à notre avis d’un des premiers ouvrages de cette envergure dans la littérature occidentale.

Ce livre s'inscrit en parallèle à la mission que s'est donnée l’Observatoire Vieillissement et Société (OVS) lors de sa fondation il y a presque 6 ans soit la lutte contre l’âgisme, ce fléau social. Il a été réalisé notamment avec le soutien de l’OVS et de plusieurs de ses collaborateurs. Le lancement aura lieu le jeudi 3 juin à 17h00 dans le hall d’entrée du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM). La publication de ce volume s’inscrit dans le continuum de la première journée canadienne sur l’âgisme organisée à l’IUGM en mars 2009, nous profiterons du lancement pour présenter aussi le cahier des conférences de cette journée. Vous êtes tous invités et comme le nombre de places est limité à 25, une réservations est de mise : premier arrivé, premier servi. Vous pouvez réserver votre place par téléphone (514-340-3540, poste 3927) ou par courriel (info@ovs-oas.org).

Question santé : « le zona chez les personnes âgées »

Vous savez sans doute que le zona est une maladie sévère, débilitante et qu’environ 50% des personnes de 80 ans et plus en seront atteintes. Le traitement médicamenteux est peu efficace et coûte cher. Il s’agit d’une maladie très souffrante dont les conséquences sociales sont considérables. On note dans les complications, paralysie faciale, pneumonie, douleur locale extrême pouvant entraîner un arrêt complet des activités.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’il existe un vaccin efficace, approuvé par les autorités fédérales. Ce vaccin peut être obtenu sur le marché québécois et se vend sur prescription dans les pharmacies. Malheureusement, il coûte cher, très cher, et n’est pas à la portée de toutes les bourses. Nous souhaitons ardemment qu’il soit bientôt offert gratuitement en priorité aux 300 000 personnes âgées de 80 ans et plus du Québec !

André Davignon

4565, chemin Queen-Mary, bur. C2628, Montréal QC H3W 1W5, Té.l: (514) 340-3540, poste 3927
Téléc.:(514) 340-3548, Site internet: www.ovs-oas.org, Courriel: info@ovs-oas.org


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