Mai 2011

Une bonne nouvelle!
L’OVS commencera bientôt un projet de recherche sur les Centenaires du Québec visant à répondre à la question: Quels sont les critères qui nous permettront d’avoir un jour
100 ans ?


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« Droits et libertés des personnes âgées »



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Quelques conditions de l’influence politique  des ainé(e)s dans une société de longue vie.

L’allongement de l’espérance moyenne de vie et de la période du vivre plus longtemps en suffisamment bonne santé ont donné naissance à un type de société nouveau: la société de longue vie*. Considérons qu’au cours des vingt prochaines années les personnes de 65 ans et plus au Canada verront passer leur poids démographique de 14% en 2010 à 25% en 2035. Les pourcentages sont les mêmes ou presque pour le Québec. Une question à laquelle renvoie ce changement se rapporte à l’influence politique des ainé(e)s dans une société de longue vie. Si nous prenons le cas du Québec, il est évident que l’influence politique des aînés s’est accrue. L’expression est empruntée à Anne-Marie Guillemard dans « Longévité et politique publiques » collectif d’auteurs en 2007, Presses universitaires de Nancy, 2ième partie, page 61 à 83. Elle est devenue juridiquement légitime et institutionnellement plus visible: création d’un ministère des ainé(e)s et naissance d’une pléthore d’organisations nationales, régionales et locales. La table de concertation des ainé(e)s de l’île de Montréal est un exemple éloquent. La TCAÎM compte parmi ses membres une soixantaine d’associations qui partagent en quelque sorte la mission d’améliorer la qualité de vie des ainé(e)s tout en facilitant la solidarité intergénérationnelle.

L’influence politique de la table en fait un levier régional incontournable en particulier en ce qui concerne le soutien au bénévolat dans la grande région métropolitaine.

Cette référence aux activités bénévoles nous incite à une remarque. En effet, les recherches internationales font consensus sur un point: l’engagement régulier dans le bénévolat est plus ou moins partout plus fort au sein des cohortes féminines que masculines**.

Une donnée d’importance majeure puisqu’il est prévu que la société de longue vie accordera une importance sans précédent au bénévolat et que le désintérêt relatif des hommes pourrait en limiter l’expansion. Et puis, les activités bénévoles constituent un phare social unique sur la qualité de vie des personnes vieillissantes. Comment savoir ce qu’il en est, plus efficacement que par les yeux de l’action volontaire et libérée du filtre du professionnalisme ? Les auteurs ignorent en grande partie les causes du déficit de la participation masculine. Raison de plus pour y réfléchir dans la perspective de l’influence politique des ainé(e)s dans une société de longue vie.

Tout aussi favorable à l’influence politique des ainé(e)s est l’ouverture des réseaux d’échanges intergénérationnels à la circulation du capital propre à chacune des générations celles des plus jeunes et celle des plus vieux. Dans une société de longue vie basée sur une nouvelle culture des âges étrangère aux méfiances de l’isolement réciproque et exempte d’âgisme à deux voies tout ce qui peut favoriser les échanges entre générations doit faire partie du projet politique global. Parmi les dispositifs inventés à cet effet il y en a deux qui seraient particulièrement bénéfique: l’habitation intergénérationnelle et les transferts d’expériences et de connaissances. Quant à l’habitat intergénérationnel, il s’agit d’un mouvement visant à faire se croiser plus jeunes et plus vieux dans une ambiance qui défasse celle proprement dite des échanges de types familiaux. Quant aux dispositifs de transfert des connaissances et d’expérience, ils ont été mis en oeuvre soit dans un contexte d’activités de loisir ou de travail

Ce qui ressort des études d’évaluation faites dans les deux cas, c’est le plaisir des plus jeunes à découvrir les capacités d’apprentissage des plus vieux et celui des plus vieux d’éprouver la joie d’acquérir des conaissances, par exemple en matière d’utilisation des techniques super intelligentes sans la pesanteur d’un enseignement scolaire normalisé. Tous les exemples mentionnés visent « l’empouvoirement » réciproque des générations et l’éclosion d’une culture des âges faite de vivre ensemble dont la société de longue vie a besoin par-dessus tout. Je le répète, et je ne suis pas seul dans mon camp*** les conflits de générations sont les pires ennemis de la société de longue vie. Ils sont autant néfastes à l’influence politique des ainé(e)s parce que leur formation se fera sur le théâtre de la méfiance, de l’agressivité et pour tout dire de l’âgisme réciproque. Un spectre qu’il faut éviter à tout prix par la mise en oeuvre de politiques publiques éclairées et orientées vers l’avenir.

Pierre-Étienne Laporte
Vigie Politique

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* L’expression est empruntée à Anne-Marie Guillemard dans « Longévité et politique publiques » collectif d’auteurs en 2007, Presses universitaires de Nancy, 2ième partie, page 61 à 83.

** Voir Alan Walker « Aging and Politics, An International perspective » dans Handbook of aging and the social sciences, sous la direction de Robert H. Binstord et Linda K. George, Academy Press 2006

*** Voir S. MacManus, Young V. old: Generational combat on the 21st century. Boulder, CO; Westview Press 1996P

Un « Grand Aîné » du Québec

Nous ne pouvons passer sous silence ce texte d’un « Grand Aîné » du Québec qui, au début de sa neuvième décade, est toujours pour nous une source d’inspiration.

C’est beau à dire et à écrire « mourir avec dignité », mais il n’en demeure pas moins qu’avant de disparaître pour l’éternité, pourquoi ne pas «vivre heureux». Vivre heureux comme nous sommes aujourd’hui et non pas comme nous étions hier, parce que c’est du passé, et non pas comme serons demain parce que nous ne le connaissons pas. Tout ce que je peux faire, c’est de le préparer le mieux que je peux en vivant bien mon «présent», ma journée d’aujourd’hui – c’est tout ce que je possède en terme de temps…; c’est aussi ce qui permet d’ajouter à mon âge… - alors pourquoi ne pas vieillir heureux. Pourquoi ne pas jouir et être heureux aujourd’hui et souhaiter l’être demain?

Marcel Routhier
Président des Ultramontais

Tiré du bulletin des Ultramontais, N 196, Mars 2011

Les aînés sont-ils si laids ?

Regardez bien cette annonce, est-ce vous ?Regardez bien cette annonce, il est évident que comme personne âgée vous avez besoin de Botox… Si vous croyez ressembler à l’image, regardez-vous dans le miroir…

…réfléchissez…

aurez-vous encore le goût de vous faire traiter ? Et dire que nous pensions jusqu’ici avec Jung que les rides reflètent notre expérience de la vie!

Un travail d’équipe

Enfin la main droite ne pourra plus ignorer ce que fait la main gauche. Pour appliquer la politique du « Vieillir chez soi », cinq ministres travailleront ensemble afin d’offrir dans chaque région des services adaptés et conçus pour améliorer la vie des aînés.

« Discours d’ouverture de la 39ieme législature » Le Devoir, 24 février 2011

Enfin on s’occupe de nous

Le budget consacré aux aînés a été multiplié par quatre entre 2007 et 2011, 5,1 à 21,3 millions. Notre intuition nous dit que peu ou pas de ministères ont bénéficié d’une augmentation semblable.

Source: Cabinet de la ministre responsable des aînés

Un peu d'humour!

Un monsieur de 95 ans demande à son médecin quelques pilules de viagra. Devant la réaction scandalisé du praticien, disant que ce n’était pas possible, ce monsieur à simplement répondu: « Bon, nous continuerons simplement comme avant! »

Traduit de La Gazette, mercredi 2 mars 2011

L’Observatoire Vieillissement & Société (OVS) est un organisme à but non lucratif qui n‘a pas de revenu propre. Ses activités ne peuvent s’exercer que grâce au soutien d’organismes publics ou privés. En plus de l’IUGM, notons les partenaires privilégiés suivants :

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