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La solidarité intergénérationnelle : l’exemple de l’utilisation d’Internet.

La solidarité intergénérationnelle comme véhicule de transmission du savoir pratique entre les jeunes et les aîné(e)s : l’exemple de l’utilisation d’Internet.

Des études sociologiques ont montré que l’utilisation d’Internet par les aîné(e)s entraîne des effets favorables à la qualité de leur vie. Une étude récente (Educational Gerontology, vol 35, 2008, p.991-1001) auprès d’aîné(e)s néo-zélandais entre 65 et 84 ans fait état des résultats suivants :

  • Des sentiments positifs de satisfaction de vie sont plus fréquemment exprimés par les utilisateurs et utilisatrices de la technologie ;
  • Les usagers d’internet se déclarent plus souvent en bonne santé ;
  • L’usage d’internet s’accompagne d’un niveau relativement plus élevé de participation sociale ;
  • Les usagers font preuve de plus d’autonomie dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes ;
  • Finalement, ce qui ne devrait pas nous surprendre, les usagers occupent plus souvent des postes de leadership au sein des associations dont ils sont membres. On peut y voir une indication d’une meilleure confiance personnelle et d’une meilleure estime de soi.

Puisque l’usage d’internet accroît la qualité de vie des aîné(e)s, pourquoi n’en ferait-on pas un objectif politique ? Au Québec, l’utilisation d’internet par la cohorte d’âge de 65 ans et plus est d’environ 45%. Ce qui est bien inférieur au pourcentage d’utilisation générale et encore plus au pourcentage d’utilisation chez les jeunes, qui ont grandi avec internet et en possèdent une maîtrise exceptionnelle. La solidarité ntergénérationnelle pourrait être le véhicule de transmission du savoir des plus jeunes vers les plus âgés.

Comment y arriver ?

Par la planification d’un réseau d’échanges entre jeunes et aînés ; les premiers exerçant vis-à-vis des seconds un rôle de tutorat, de mentorat ou de coaching. Les expériences existent, par exemple en France, dans des associations où les jeunes apprennent aux plus âgés la maîtrise des nouvelles technologies. Au Québec, les établissements scolaires, communautaires et domiciliaires pourraient être mis à contribution. n pourrait même imaginer que les échanges entre générations pourraient se réaliser dans une ambiance de réciprocité de type donnant-donnant.

En effet, les aîné(e)s ont des savoirs à transmettre aux jeunes ; savoirs pratiques de nature professionnelle, mais aussi savoirs symboliques comme le savoir-être. Des savoirs acquis au cours d’un long parcours de vie. Il serait également prévisible que des échanges entre générations auraient pour résultat une meilleure connaissance et compréhension mutuelle : en d’autres mots, le développement de la solidarité intergénérationnelle elle-même.

Pierre-Étienne Laporte
Vigie Politique

Grande journée de réflexion sur l’âgisme. Un succès qui a dépassé nos espérances.

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Un mois avant le 19 mars, nous étions à guichet fermé. Plus de 300 personnes ont demandé à s’inscrire, malheureusement, la capacité d’accueil étant limitée à 250, l’IUGM n’a pu accueillir tous les intéressés. Heureusement, grâce à la collaboration de Greg Télécom, il a été possible de suivre la conférence sur l’Internet à partir du site de l’OVS. Une première au Québec nous dit-on! D’ailleurs, cette journée sur l’âgisme était aussi une première canadienne, sinon mondiale.

L’enthousiasme de la réponse à l’invitation a surpris tout le monde. Une majorité des organismes intéressés aux personnes âgées sans compter des décideurs et des intervenants étaient présents. En plus des seniors qui sont venus tout simplement par intérÄ™t personnel pour participer aux discussions. L’âge des inscrits variait de 21 à 92 ans avec une moyenne de 60 ans. L’intérÄ™t a été soutenu toute la journée par des présentations touchant à la fois l’esprit et le coeur. Nos invités d’honneur, Madame Béatrice Picard et Monsieur Jerome Péllissier, ont été grandement appréciés.

à l’unanimité, les participants se sont montré en faveur de la répétition d’une autre journée sur le mÄ™me sujet avec peut-Ä™tre un format différent : « Journée ou table de concertation sur l’âgisme ».

Cette journée n’aurait pu avoir lieu évidemment sans l’appui du ministère des aînés et la compagnie Merck et sans la collaboration sans faille de l’IUGM, de sa direction, de ses bénévoles, de ses sections de recherche, d’informatique, d’audio-visuel, de toute l’infrastructure responsable du quotidien. Mentionnons aussi les bénévoles de l’OVS et son personnel administratif, Nadia Jaffer et Valérie Lessard. à tous, merci et encore une fois, merci. Enfin, merci à tous ceux et celles qui sont venus et ont contribué à faire de cette réunion à ce qui sera peut-Ä™tre une pierre angulaire dans la lutte contre l’âgisme.

André Davignon, M.D.
Directeur de l’Observatoire Vieillissement et Société

Les Aînés et internet.

 

Quelques chercheurs au Québec se sont intéressés à l’utilisation de l’Internet par les aînés. Si on connaît les pourcentages d’utilisation, connaît-on vraiment ce qui les intéresse, ce qui les empÄ™che de consulter les sites pertinents, ce qui les rebute dans l’utilisation d’Internet, ce qui faciliterait leurs recherches? Beaucoup de ressources sont déjà disponibles, mais les aînés les utilisent-elles?

Aux Etats-Unis, une recherche faite par Victoria Rideaout de la Kaiser Family Foundation démontre que si l’âge, les revenus et l’éducation contribuent à une plus grande utilisation de ce moyen de communications, peu d’aînés utilisent Internet pour chercher de l’information en matière de santé.

Moins du tiers des gens de plus de 65 ans ont déjà utilisé Internet et seulement 21 % l’ont fait pour chercher une information sur leur santé. Cette étude serait la première à examiner l’utilisation d’Internet par les aînés pour la recherche d’informations sur la santé aujourd’hui en examinant diverses variable telles que l’âge, les revenus, la race, les craintes à utiliser ce médium, etc. Tant que les aînés ne seront pas plus nombreux à utiliser Internet et qu’ils ne l’utiliseront pas davantage pour effectuer des recherches sur leur santé, on peut douter de l’efficacité actuelle de ce moyen pour rejoindre les aînés et les aider à trouver des réponses aux questions concernant leur santé.

Pour en savoir plus : Kaiser Family Foundation  http://www.kff.org.

Expérience intéressante au Danemark

A titre d’information, mentionnons le modèle danois  http://www.sundhed.dk/  par lequel les citoyens peuvent consulter en ligne, depuis septembre 2005, leur dossier médical de l’hôpital en utilisant le portail spécifique: ils y trouvent la liste des médicaments prescrits au patient, les traitements reçus et les diagnostics posés à son sujet d’aussi loin qu’en 1977. D’autres fonctionnalités s’ajouteront tels que l’accès aux résultats de laboratoire, la prise de rendez-vous avec un professionnel de la santé, le rappel de rendez-vous au moyen de courts messages sur téléphone cellulaire et la messagerie électronique entre médecins.

En France

La Téléassistance «Verte »est un service de solidarité qui repose sur un vaste réseau associatif et professionnel : un modèle original entièrement centré sur les besoins des personnes isolées à domicile. C’est pour répondre à l’isolement des personnes âgées que ce modèle d’innovation sociale a été mis sur pied en 1987. C’est le premier service de téléassistance indépendant avec 55000 abonnés en 2005. De multiples accords de partenariats sont conclus avec des centres communaux d’action sociale, des communes ou groupements de communes afin d’inscrire la téléassistance dans un dispositif coordonné de services à domicile autour des personnes âgées. Les abonnés sont reliés à une centrale d’écoute doublée et sécurisée oů 59 interlocuteurs formés à l’écoute et à la réponse aux personnes âgées ou fragiles se relaient en équipes. La centrale reçoit en moyenne 1000 appels par jour, moins du quart nécessitent une intervention à domicile. Ces interventions sont en majorité le fait des réseaux solidaires des abonnés, des voisins, amis ou famille, prÄ™ts à intervenir. Les services d’urgence sont sollicités seulement en cas de nécessité. Présence Verte effectue un véritable traitement de l’alerte qui évite aux services d’urgence de se déplacer sans motif sérieux.

Pour en savoir plus http://www.agevillage.com/