Expliquer la bioéthique en bref s’avère un défi! L’article DIRE (UdeM) 2020, dans lequel Bryn Williams-Jones, Ph.D., directeur des programmes de bioéthique et professeur au département de médecine sociale et préventive de l’UdeM en clarifie la signification. Le texte nous servira donc de guide[1].
La bioéthique se résume à proposer des solutions à des problèmes concrets et à des dilemmes moraux (1), précise-t-il. La bioéthique sert entre autres, lors de recherches impliquant les êtres humains, à maintenir le cap sur la protection et l’intérêt de tous mettant le focus sur, entre autres, le principe de précaution ou la responsabilité partagée, non pas d’entraver la recherche, mais plutôt de s’assurer que tous les dispositifs de prudence et de précautions soient instaurés. La visée étant que chacun assume sa part de responsabilité pour bien agir dans le but du bien collectif Ibid [1]. L’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains («EPTC»), rév. 2018, sert de règles pour les recherches impliquant des personnes assujetties à la recherche [2]. D’ailleurs, tous les organismes réalisant des projets de recherche, les soumettent au Comité d’éthique de la recherche (CÉR) qui les évalue et s’assure du respect des règles éthiques. Tel est le cas de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) du CIUSSS Centre Sud [3].
Au plan social, la crise sanitaire COVID-19 présente des tensions éthiques entre les responsabilités sociales et individuelles Ibid [1]. Les consignes liées à la pandémie s’accentuent, alors que les revendications soulevées justifient leur rejet. Cette opposition cerne le bien-être individuel vs le bien-être du plus grand nombre. Sous le regard de la bioéthique, le non-respect des consignes mènent à des conflits mettant en tension des principes éthiques Ibid. [1] et les divers niveaux de responsabilités. Dans un contexte aussi complexe, rien n’est simple !
La bioéthique se résume à offrir des solutions terre à terre aux professionnels et aux décideurs afin qu’ils puissent prendre des décisions plus éclairées et poser des gestes plus équitables, de sorte que nous puissions vivre dans un monde plus juste. Ibid [1] .
DIANE GINETTE BRÛLOTTE, PH. D. ,
Vigie Bioéthique
Gérophare, novembre 2020
[1] PRIMEAU, Marie-Paule, (2020), Entrevue Q/R avec Bryn Williams-Jones, Dir. Programme de Bioéthique, Département de médecine sociale et préventive, École de santé publique, Université de Montréal (ESPUM), La bioéthique comme rempart à la justice sociale, Dire, La recherche à votre portée, Volume29, Numéro 2, Été 2020,– Agence Science-Presse, En ligne: https://www.ficsum.com/dire-archives/ete-2020/entrevue-q-r-la-bioethique-comme-rempart-a-la-justice-sociale/ Accès: octobre 2020.
[2] Présentation de l’EPTC2 (2018) –Énoncé de politique des trois conseils: Éthique de la recherche avec des êtres humains. En ligne: https://ethique.gc.ca/fra/policy-politique_tcps2-eptc2_2018.html Accès: septembre 2020.
[3] Centre Intégré universitaire de santé et de services sociaux du centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS), En ligne : https://ccsmtl-mission-universitaire.ca/fr/ethique-recherche/bureau-devaluation-des-projets-de-recherche/comite-dethique-de-la-recherche-vieillissement-et-neuroimagerie et https://ciusss-centresudmtl.gouv.qc.ca/recherche?text=comit%C3%A9+d%27%C3%A9thique+de+la+recherche